Bulletin n° 16 - décembre 2017

 


Oralité et mondes connectés


La matinée du vendredi 24 mars 2017 a été consacrée à la question des mondes connectés en lien avec l'oralité.

L'intégralité de cette dernière partie du colloque est visible sur ce lien vidéo : Colloque ISIT « Réalités culturelles et mondes connectés : quelle place pour l'humain ? » partie 3


Séance plénière: "The changing face of interpreting: a new age of human/machine interaction"


Allison Graves, Chef d'unité à la Direction Générale de l'interprétation et des conférences du Parlement européen, (00:03:30 – 00:23:45)

Allison Graves décrit dans son intervention, comment le métier d'interprète de conférence est lié aux technologies depuis le passage de l'interprétation consécutive à l'interprétation simultanée. Les technologies influencent déjà fortement le processus de l'interprétation : avant d'interpréter, en donnant un accès beaucoup plus large aux connaissances nécessaires (compréhension du contexte, de la terminologie ; préparation à des orateurs difficiles en écoutant des enregistrements d'orateurs difficiles) ; pendant et après l'interprétation, puisque celle-ci est désormais diffusée et enregistrée, ce qui en fait un produit figé et expose beaucoup plus l'interprète. La technologie apporte un soutien en cabine aux interprètes. Si l'intelligence artificielle est encore loin de pouvoir remplacer la « puissance cérébrale » de l'humain, l'interprétation est déjà une activité soutenue et améliorée par la machine.

 

Table-ronde 3 : Oralité et mondes connectés
Présidée par Sarah BORDES, Directrice du Développement international de l'ISIT, interprète de conférence

« Les nouvelles technologies pour l'interprétation », Andrew Constable, Interprète à la Cour pénale internationale, vice-président de l'AIIC (00:27:55-00:46:46)

L'interprétation à distance est en plein développement ; pour autant, elle prend des formes très différentes, qui ont un impact direct sur la pratique et sur le résultat de l'interprétation. Andrew Constable a mené un travail de définition des différentes modalités d'interprétation à distance, afin de les caractériser et de pouvoir en tirer des recommandations pour une interprétation de qualité. En effet, une dimension essentielle pour réussir une interprétation de qualité est de disposer d'un input multisensoriel du discours de l'orateur, mais aussi de l'auditoire. Par ailleurs, le travail d'équipe joue un grand rôle pour réduire le stress, et toutes les modalités d'interprétation à distance ne permettent pas ce travail d'équipe. C'est pourquoi un travail de hiérarchisation des modalités d'interprétation à distances, et des règles qui doivent les régir, est une tâche indispensable pour maintenir une qualité d'interprétation de conférence.

« Oralité et multi-modalités technologiques », Alicja Okoniewska, Responsable du Master en interprétation de conférence à l'ISIT, interprète de conférence (00:46:46 – 01:02:36)

Dans son exposé, Alicja Okoniewska s'attache à analyser l'impact des technologies sur la communication multimodale, car ces modalités influencent notre mode de pensée. Les nouvelles technologies ont touché la communication professionnelle, l'éducation, la vie quotidienne, et bien sûr, la communication en générale avec les médias de masse et les réseaux sociaux. Ces nouveaux canaux de communication sont encore sous-estimés, et mériteraient d'être davantage étudiés. Ils ont déjà un impact politique, comme cela a pu être constaté avec l'élection de Donald Trump, car ils permettent une communication bidirectionnelle directe, sans intermédiaires.

« Les technologies de la parole », Julian Zapata, professeur à l'Université d'Ottawa, au Canada (01:02:36 - 01:23:26)

La communication de Julian Zapata est disponible dans ce numéro.

« Prendre la parole en anglais en milieu professionnel : quelques enjeux interculturels », Fiona Rossette, Professeur des universités, Directrice de Master à l'Université de Nanterre (01:23:26 – 01:42:20)

La communication de Fiona Rossette est disponible dans ce numéro.

« Nouvelles technologies à distance dans la formation des interprètes », Heping Liu, Directrice honoraire de l'Ecole d'Interprétation de la BLCU (01:42:20 – 02:11:19)

Mme Heping LIU a développé son propos sur la formation à distance des interprètes, en partant de la situation en Chine. Les technologies sont de plus en plus utilisées par les interprètes et les traducteurs en Chine. Les besoins en interprétation et en traduction se sont fortement accrus en Chine, mais ils posent le problème de la formation des traducteurs et interprètes, car il manque des formateurs qualifiés. Le marché chinois souffre de plusieurs déséquilibres : un écart entre les besoins en traduction interprétation et la formation des étudiants (principalement en littérature) ; un écart important entre le nombre de formateurs et le nombre d'étudiants ; une pénurie de professeurs de traduction – interprétation chinois – langues étrangères ; et enfin, une méconnaissance de la traduction et de l'interprétation par les acteurs du marché. Dès lors la formation à distance des traducteurs et interprète revêt une importance stratégique pour pallier ces déséquilibres et assurer la formation des futures générations d'interprètes et de traducteurs


Discussion

Vous pouvez visionner la discussion à partir de 02:11:09.
L'intégralité de cette dernière partie du colloque est visible sur ce lien vidéo : Colloque ISIT « Réalités culturelles et mondes connectés : quelle place pour l'humain ? » partie 3

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