Bulletin n° 15 - mars 2017

 


L’unité de traduction : une réflexion pédagogique

Ilaria Cennamo

Résumé

Qu'est-ce qu'une unité de traduction ? Cette question est au centre de la Traductologie dès son origine au cours la seconde moitié du XXe siècle. Les réponses ont déjà été multiples car elles ont évolué parallèlement à la définition de traduction en tant que processus inter-linguistique et interculturel. Dans le présent article, nous allons reprendre les principales contributions traductologiques au sujet de l'unité de traduction dans le but d'identifier ses traits définitoires fondamentaux et de mener une réflexion pédagogique autour de cette notion. Notre analyse s'appuie sur une partie des résultats issus de l'expérimentation didactique mise en place par l'auteur de cet article dans le cadre de son projet de recherche doctorale, et s'ouvre sur une perspective d'analyse de la notion d'unité de traduction basée sur des corpus.

Abstract

What does translation unit mean? Such a question has been at the centre of translation studies since their origins in the second half of the XXthcentury. The answers have already been numerous, having evolved together with the definition of translation as an inter-linguistic and intercultural process. In the present article, we will refer to translation studies' major contributions about translation unit. Our objective is to identify its main defining characteristics in order to develop a pedagogical analysis on this notion. Our analysis is based on some of the results obtained in the framework of our PhD didactic experimentation. We will conclude on the perspectives concerning the analysis of translation units based on corpora.

Mots-clés/Key-words

unité de traduction, pédagogie de la traduction, unité de sens, analyse de corpus
translation unit, translation teaching, semantic units, corpus analysis



I. Introduction : pour une définition d'unité de traduction

À partir des années 50, la traduction a fait l'objet d'analyses traductologiques de plus en plus riches et diversifiées : les premières approches centrées sur la nature linguistique de ce processus[1] ont d'abord souligné l'importance d'une théorie de la traduction vouée à la description de l'acte traduisant selon une méthode d'analyse scientifique exacte. C'est dans ce contexte initial que prend forme la célèbre définition d'unité de traduction par Vinay et Darbelnet[2]:

« Le plus petit segment de l'énoncé dont la cohésion des signes est telle qu'ils ne doivent pas être traduits séparément ».

Cette première définition montre comment la linguistique ne jetait pas seulement les bases pour une analyse traductologique, mais constituait à l'époque la référence principale du point de vue méthodologique et terminologique. Les « procédés de traduction » illustrés par Vinay et Darbelnet ont été longuement repris[3] par les traductologues qui les ont suivis car ils ont eu le mérite principal d'offrir un cadre d'analyse de l'opération traduisante à la fois théorique et pratique. Pourtant, leur approche a également reçu des critiques au sein des études traductologiques et nombreuses ont été les contributions qui, à partir des années 1980, ont adopté une démarche de plus en plus détachée d'une vision purement linguistique. C'est le cas de l'article de Michel Ballard[4] qui, encore récemment, reprend les « procédés de traduction » afin de formuler une définition d'unité de traduction qui se veut moins formelle car notamment cognitive :

« L'unité de traduction est un élément constituant d'un tout qui a sa source, ou base formelle, dans le texte de départ, son aboutissement dans le texte d'arrivée, et qui passe pour sa réalisation par le cerveau du traducteur ; il s'agit donc d'un ensemble à configuration variable selon l'individu qui le construit ; ce qui signifie qu'il faut intégrer la subjectivité dans l'UT. À partir de là, on peut dire que l'objet étant le texte, il y a constitution d'une unité de travail en traduction lorsque le traducteur, après interprétation des formes, met en rapport une unité constituante du texte de départ avec le système de la langue d'arrivée en vue de produire une équivalence acceptable, susceptible de contribuer à la réécriture d'un texte dont l'équivalence globale par rapport au texte de départ doit s'accommoder d'ajustements internes dictés par sa cohérence et sa lisibilité. Cela signifie que sur le plan formel, il existe plusieurs types d'UT selon que leur base apparente est dans le texte de départ (et c'est le plus souvent le cas) ou plutôt générée par la constitution du texte d'arrivée et les exigences extralinguistiques de la culture d'accueil. »

La prise en compte du plan de l'extralinguistique, du culturel et de la cohérence communicationnelle représente le noyau fondamental des études traductologiques d'empreinte communicative[5] et interprétative[6] qui ont marqué l'évolution de la réflexion traductologique dans son ensemble. En effet, tout comme Christine Durieux[7] l'a montré, le premier courant traductologique d'empreinte linguistique a vécu autour des années 80 un moment de « rupture épistémique » qui a contribué aux évolutions de la pensée traductologique en direction des théories interprétatives :

« Face à l'ultrapositivisme des théories linguistiques de la traduction, les théories interprétatives font la part belle au constructivisme en impliquant tous les acteurs de la communication. De fait, alors que les théories linguistiques ne s'intéressent qu'à la langue, les théories interprétatives remettent l'être humain au coeur de la communication. [...] En totale opposition aux théories linguistiques, les théories interprétatives se positionnent résolument dans une logique de communication. [...] l'objet de la traduction n'est plus le dire, n'est plus la langue, n'est plus l'expression linguistique, mais le vouloir-dire, désignant ce que veut dire le texte. [...] Le postulat sur lequel repose la version initiale de la théorie interprétative de la traduction est l'existence d'une phase de déverbalisation entre la phase de compréhension et la phase de réexpression. Cette démarche en trois temps a l'immense mérite, sur le plan pédagogique, de faire admettre aux apprentis interprètes et traducteurs que l'opération traduisante n'est pas un simple exercice de transcodage, de conversion d'un code linguistique en un autre code linguistique, mais qu'elle consiste à appréhender le sens qu'il convient ensuite de réexprimer (Seleskovitch, 1984). Cette phase intermédiaire implique une rupture entre la langue de départ et la langue d'arrivée. Fondée sur une intuition, la déverbalisation est alors érigée en théorie. La croyance en cette forme de théorisation fondée sur l'observation de sa propre pratique professionnelle conduit à cautionner la méthode des protocoles verbaux (Think aloud protocols) pour expliquer – scientifiquement, croit-on – le fonctionnement des mécanismes mentaux chez le traducteur ».

Contribution précieuse en traductologie, le modèle interprétatif pour la traduction de Seleskovitch et Lederer reste toujours actuel en raison de son ancrage dans la pratique ainsi que la pédagogie de la traduction et de l'interprétation. Lederer[8] reprend la notion d'unité de traduction en tant qu' « unité de sens » non seulement vis-à-vis de son origine dans le contexte de l'interprétation consécutive et simultanée, mais aussi par rapport à l'écrit :

« J'ai appelé unité de sens [...] la fusion en un tout du sémantisme des mots et des compléments cognitifs. Ces particules de sens ne correspondent pas à un explicite verbal de longueur fixe ; elles sont comprises à des moments variables de l'avancée de la chaîne sonore ; à contenu de sens identique, la longueur du segment de discours nécessaire à leur apparition varie selon les auditeurs/lecteurs. [...] Ainsi, selon les connaissances que les auditeurs apportent à sa rencontre, le discours est redondant pour certains, trop elliptique pour d'autres ».

Cette fusion entre contenu sémantique et connaissances est considérée par Lederer[9] comme la stratégie fondamentale également en traduction : contrairement à une traduction linguistique centrée sur des correspondances, c'est la traduction interprétative qui permet, selon l'auteur, de produire une traduction en créant un texte réellement lisible :

« La lisibilité d'un texte traduit par correspondances égale rarement celle de l'original [...] Quelles que soient les langues, la difficulté que présente, au-delà d'un mot ou d'une ligne, la traduction linguistique montre l'importance du rôle des connaissances extra-linguistiques non seulement dans la compréhension des textes mais aussi dans leur réexpression ».

L'importance de la prise en compte du discours dans sa globalité (et donc la nécessité de dépasser le niveau du mot ou de la phrase) a notamment été mise en avant par l'ouvrage célèbre de Jean Delisle (1980) L'Analyse du discours comme méthode de traduction[10] qui, encore aujourd'hui, constitue la référence principale pour toutes les approches traductologiques fondées sur la réflexivité du processus.

« [on ne] traduit pas [un texte] en phrases détachées, mais il faut tenir compte de la dynamique interne de son déroulement, de l'élan de la pensée qui l'a généré ».

L'analyse du contexte discursif et situationnel a impliqué une nouvelle conception de l'unité de traduction, qui se situe entre le verbal, le situationnel et le cognitif. Cette multi-dimensionnalité de la notion a été décrite par Durieux[11] qui associe à l'unité de traduction trois contextes d'appartenance :

    • le contexte verbal (le co-texte linguistique) ;
    • le contexte situationnel (les données culturelles et psychologiques partagées par l'émetteur et le récepteur du texte) ;
    • et le contexte cognitif (le « stock mnésique qui se constitue au cours de l'assimilation du sens d'un discours ou d'un texte »).


Le courant herméneutique, également, met en évidence le rôle central d'un ensemble de connaissances extra-linguistiques lors de l'opération traduisante, en accordant une importance particulière au vécu et aux connaissances du monde du récepteur du texte. C'est ce que Balacescu et Stefanink affirment dans leur article de 2005[12] :

« [...] se basant sur des réflexions de philosophes herméneutes, comme Heidegger ou Gadamer, les traductologues herméneutes savent que le sens n'est pas dans le texte, une fois pour toutes, mais qu'il se construit dans un va-et-vient dialectique entre le texte et le récepteur. Le récepteur ne peut comprendre le texte qu'en fonction de son vécu, de son world knowledge. C'est ce qu'on a appelé le « cercle herméneutique » qui, traditionnellement, a toujours été considéré comme un cercle « vicieux » ».

La rupture épistémique entre courants linguistiques et interprétatifs décrite par Durieux (2009), que nous avons évoquée plus haut, a quant à elle été suivie par deux autres ruptures : une deuxième rupture de l'interprétatif à l'inférentiel, où le débat traductologique se tourne du sens vers un raisonnement logique et rigoureux ; et une troisième rupture de l'inférence à la décision, caractérisée par la prise en compte des mécanismes mentaux du processus traductif humain, revu à ce stade comme une suite de décisions régie non seulement par la raison, mais aussi par de phénomènes cognitifs d'appréciation et d'émotion.

C'est notamment dans le cadre de cette dernière orientation que se situent les études d'orientation neuro-cognitive[13], qui bien qu'en mélangeant souvent les opérations d'interprétation et traduction, ont enrichi remarquablement les réflexions théoriques, pédagogiques et computationnelles en TAL.

Karl et Kay[14] montrent notamment le lien existant entre unité de traduction et focalisation de l'attention :

« Une UT [Unité de Traduction] est définie comme l'unité sur laquelle l'attention du traducteur se focalise. L'attention pouvant être dirigée vers la compréhension du texte source (ST) ou la production du texte cible (TT), ou les deux, le mouvement des yeux et le rythme de frappe des traducteurs sont tous deux analysés ».

En adoptant les techniques de «°eye-tracking°» et «°key-logging°», les auteurs ont comparé les prestations traductionnelles d'un groupe d'apprentis traducteurs avec celles d'un groupe de traducteurs professionnels en constatant que l'approche des apprentis se veut notamment séquentielle alors que les professionnels arrivent à focaliser l'attention de manière parallèle entre texte de départ et texte d'arrivée.

Pour conclure cette première partie, nous pouvons observer que les traits définitoires qui reviennent dans les nombreuses contributions traductologiques au sujet de l'unité de traduction mettent l'accent notamment sur trois processus. On pourrait donc affirment que l'unité de traduction se définit en tant qu'unité d'information :

    • issue d'un processus verbal et cognitif ;
    • issue d'un processus de contextualisation ;
    • issue d'un processus de construction sémantique entre texte de départ et texte d'arrivée, intégrant les connaissance extralinguistiques nécessaires au projet de traduction donné.


Tout à fait conscients du fait que l'unité de traduction n'appartient ni au texte de départ ni au texte d'arrivée, tout comme Ballard (2006 : 9) le souligne, nous avons, en tout cas, voulu observer plus concrètement par quels types d'unités démarre le processus traductionnel de deux groupes d'apprentis traducteurs de niveau Master. En effet, comme l'on verra plus en détail dans la partie suivante, une étape de l'expérimentation didactique de ma thèse a été centrée sur l'observation des unités de traduction repérées par deux groupes de participants : un premier groupe d'étudiants italophones et un deuxième groupe d'étudiants francophones. L'objectif principal de ma thèse était d'évaluer l'utilité pédagogique liée à l'intégration d'un traducteur automatique dans le contexte d'un module d'enseignement de la traduction de l'italien au français adressé à des étudiants en master en traduction et interprétation de l'université de Gênes (Italie).

II. Cerner les unités de traduction : le cas d'une expérimentation pédagogique doctorale

Dans le cadre de notre thèse de doctorat[15], nous avons mis en place un module d'enseignement expérimental de la traduction de l'italien au français (ME) auquel ont participé deux différents groupes d'étudiants de niveau master : un groupe d'étudiants italophones de l'université de Gênes (Italie) et un groupe d'étudiants francophones de l'ESIT (École supérieure d'interprètes et traducteurs de la Sorbonne Nouvelle, Paris 3).

Notre ME prévoyait six séances de deux heures chacune :

  1. Première séance : nous avons demandé aux étudiants de traduire selon leur démarche habituelle[16] le texte 1 et de répondre aux questions ouvertes prévues par l'analyse guidée.
  2. Deuxième séance : nous avons demandé aux étudiants de traduire le texte 2 tout en commençant par une étape d'analyse pré-traductionnelle du texte constituée par un exercice de « découpage du texte en blocs informatifs » identifiés en tant qu'« unités de sens »[17].
  3. Troisième séance : à partir de l'observation des prestations traductionnelles de Google Translate et de Reverso (par rapport aux textes 1 et 2), nous avons prévu une activité de classification des problèmes dans ces trois catégories linguistiques : lexique et collocation, terminologie, et morphosyntaxe.
  4. Quatrième Séance : description du fonctionnement d'Apertium[18] et de notre interface de traduction automatique (TA) créée ad hoc, accompagnée par une révision des notions linguistiques de morphème, lexème, paradigme, collocation, locution figée et de rapports associatifs dans la langue. Au cours de cette séance, nous avons mis en place la première activité d'interaction guidée avec l'interface de TA par le moyen d'une grille d'analyse (fiche 1) où l'étudiant a dû, à partir de l'observation de la traduction du texte 1 produite par l'interface, a) classer les problèmes par catégorie linguistique et, en sachant comment la machine fonctionne, b) formuler des hypothèses d'amélioration des prestations traductionnelles automatiques, autrement dit, indiquer comment la machine peut améliorer dans la systématisation de ses connaissances traductionnelles.
  5. Cinquième séance : deuxième activité d'interaction guidée avec l'interface par le moyen d'une deuxième grille d'analyse (fiche 2), focalisée notamment sur l'observation de la syntaxe de certaines règles de transfert, ainsi que sur la réflexion sur deux cas traductionnels particuliers.
  6. Sixième séance : dernier exercice de traduction basé sur le texte 3 comprenant aussi bien un exercice de catégorisation des difficultés traductionnelles qu'un exercice de pré-découpage du texte de départ en unités de sens.

Chacune de nos séances a été conçue conformément à un objectif pédagogique et à un objectif expérimental. Plus précisément, si l'objectif pédagogique de chaque séance visait le développement de compétences spécifiques chez nos apprentis, l'objectif expérimental concernait quant à lui, les éléments d'°intérêt scientifique pour notre recherche. Dans le présent article, on reprendra notamment la définition des objectifs de la séance 2, centrée sur le découpage pré-traductionnel en unités de sens. Au cours de cette séance, la traduction du texte a été accompagnée par l'analyse guidée suivante :

Analyse guidée

    • En phase de lecture attentive, merci de découper par des slash / le texte de départ en morceaux d'information dans le but de signaler comment, au cours de cette phase de lecture pré-traductionnelle, le texte est divisé en morceaux d'information.
    • Lorsque vous commencez à traduire, partez-vous des morceaux que vous venez de signaler ou bien de leurs composants plus petits (comme les termes et les collocations qui les forment)°? Cela varie selon le morceau concerné°? Illustrez par des exemples.
    • Une fois complétée la traduction du texte 2, revenez sur le texte traduit et décrivez deux stratégies différentes adoptées afin de résoudre deux problèmes traductionnels d'ordre syntaxique ou lexical, en justifiant vos choix.


Objectif pédagogique de la séance 2

Cette activité encourage l'apprenti traducteur vers l'adoption d'une lecture pré-traductionnelle plus fine, orientée vers le repérage des unités de sens à restituer en langue d'arrivée. À l'identification de ces unités, s'ajoute un exercice de justification des choix traductionnels adoptés en fonction des différentes unités repérées dans le texte de départ.

Objectif expérimental de la séance 2

En vue de l'interaction homme-machine avec notre prototype de traducteur automatique, cette deuxième séance se donne pour objectif d'observer l'approche pré-traductionnelle adoptée par l'apprenti traducteur humain à partir de son texte de départ.

Nos questions

Quelles sont les unités traductionnelles de départ signalées dans l'exercice de découpage par nos apprentis ? Par quelles unités commencent-ils à traduire le texte ? Le processus traductionnel humain démarre-t-il à partir d'unités textuelles, phrastiques, syntagmatiques ou lexicales ? Quelles sont les difficultés signalées généralement par le groupe de participants et quels choix opèrent-ils en vue de leur résolution ?

Notre activité de découpage du texte 2 a fait l'objet d'une analyse comparée entre le groupe d'étudiants italophones de Gênes et le groupe de francophones de l'ESIT.

À partir d'une première observation des découpages produits par les deux groupes, nous avons élaboré une série de « Niveaux de découpage » selon une progression dimensionnelle croissante, qui nous a permis de classer les différents types de découpages enregistrés.

Niveaux de découpage

    • Niveau lexème/syntagme/proposition (LSP) ;
    • Niveau syntagme/proposition (SP) ;
    • Niveau syntagme/proposition/phrase (SPPh) ;
    • Niveau proposition/phrase (PPh) ;
    • Niveau phrases (Phs).


Ces niveaux de découpage prennent en considération cinq « types linguistiques » :

    • Le lexème ;
    • Le syntagme ;
    • La proposition ;
    • La phrase ;
    • Ou deux ou plusieurs phrases.


En fait, nous nous sommes basés sur une distinction de nature linguistique afin de définir de manière univoque et non pas interprétative les morceaux découpés par chaque participant dans le but d'observer la variété des unités signalées par les deux groupes. Pourtant, nous avons bien expliqué aux participants qu'il s'agissait de signaler les unités d'information à partir desquelles leur opération traduisante démarrait.

Exemples de découpages produits par le groupe de Gênes

Niveau Syntagme-Proposition

“La sicurezza dei trasporti /

La deviazione del traffico necessaria / ha causato disagi / ai limiti della tollerabilità / a migliaia di cittadini dell'Unione europea. /
In alcuni comuni del mio paese, / è stato l’inferno. /
La nostra risposta deve essere la prevenzione. / Il progetto di direttiva odierno / rappresenta un passo importante verso / un’adeguata formazione / dei consulenti per la sicurezza, / ovvero verso ciò che permetterà loro / di essere in grado / di agire in modo efficace / e al momento opportuno. /
A tale proposito, / invito la commissaria competente, / a presentarci / al più presto / una proposta in merito, / allo scopo di / garantire in futuro / una maggiore sicurezza nei trasporti in galleria / e per non assistere più a simili catastrofi in Europa!” /


Niveau Proposition-Phrase

“La sicurezza dei trasporti/

La deviazione del traffico necessaria ha causato disagi ai limiti della tollerabilità a migliaia di cittadini dell'Unione europea./
In alcuni comuni del mio paese, è stato l’inferno./
La nostra risposta deve essere la prevenzione./ Il progetto di direttiva odierno rappresenta un passo importante verso un’adeguata formazione dei consulenti per la sicurezza,/ ovvero verso ciò che permetterà loro di essere in grado di agire in modo efficace e al momento opportuno./
A tale proposito, invito la commissaria competente, a presentarci al più presto una proposta in merito,/ allo scopo di garantire in futuro una maggiore sicurezza nei trasporti in galleria/ e per non assistere più a simili catastrofi in Europa!”


Niveau Phrases

“La sicurezza dei trasporti

La deviazione del traffico necessaria ha causato disagi ai limiti della tollerabilità a migliaia di cittadini dell'Unione europea./
In alcuni comuni del mio paese, è stato l’inferno.
La nostra risposta deve essere la prevenzione. Il progetto di direttiva odierno rappresenta un passo importante verso un’adeguata formazione dei consulenti per la sicurezza,/ ovvero verso ciò che permetterà loro di essere in grado di agire in modo efficace e al momento opportuno.
A tale proposito, invito la commissaria competente, a presentarci al più presto una proposta in merito,/ allo scopo di garantire in futuro una maggiore sicurezza nei trasporti in galleria e per non assistere più a simili catastrofi in Europa!”


Chez les étudiants de Gênes les morceaux d'information signalés correspondent aux niveaux syntagmatique, propositionnel et phrastique. Aucun participant de Gênes n'a découpé le texte en morceaux plus petits.


Exemples de découpages produits par le groupe de l'ESIT

Niveau Lexème/Syntagme/Proposition

“La sicurezza dei trasporti

La deviazione del traffico / necessaria / ha causato disagi / ai limiti della tollerabilità / a migliaia di cittadini dell'Unione europea. /
In alcuni comuni del mio paese, / è stato l’inferno. /
La nostra risposta / deve essere / la prevenzione. / Il progetto di direttiva / odierno / rappresenta un passo importante / verso un’adeguata formazione dei / consulenti per la sicurezza, / ovvero verso ciò che permetterà loro di essere in grado di agire / in modo efficace e al momento opportuno.
A tale proposito, / invito / la commissaria competente, / a presentarci / al più presto / una proposta in merito, / allo scopo di garantire in futuro / una maggiore sicurezza nei trasporti in galleria / e per non assistere più a simili catastrofi in Europa!”


Niveau Syntagme-Proposition

“La sicurezza dei trasporti

La deviazione del traffico necessaria / ha causato disagi ai limiti della tollerabilità / a migliaia di cittadini dell'Unione europea.
In alcuni comuni del mio paese, / è stato l’inferno.
La nostra risposta deve essere la prevenzione. / Il progetto di direttiva odierno / rappresenta un passo importante / verso un’adeguata formazione dei consulenti per la sicurezza, / ovvero verso ciò che permetterà loro / di essere in grado di agire / in modo efficace / e al momento opportuno.
A tale proposito, / invito la commissaria competente, / a presentarci al più presto una proposta in merito, / allo scopo di garantire in futuro / una maggiore sicurezza / nei trasporti in galleria / e per non assistere più a simili catastrofi in Europa!”


Presque la totalité des participants de l'ESIT a produit des découpages à caractère mixte comprenant aussi bien des lexèmes et des syntagmes que des propositions. Aucun participant n'a identifié de morceaux d'information de niveau phrastique. L'analyse comparée des découpages produits par nos deux groupes de participants à partir d'un même texte de départ (texte 2) nous montre que les unités généralement signalées par le groupe de l'ESIT sont de dimension plus réduite par rapport aux unités découpées par le groupe de Gênes. Cette différence nous indique que l'on peut observer l'adoption d'une approche pré-traductionnelle de lecture et analyse du texte de départ qui diffère en fonction de la direction de l'opération traduisante[19]. En fait, les exercices de traduction étaient de l'Italien vers le français : si le groupe de l'ESIT traduisait vers sa langue maternelle, le groupe de Gênes traduisait vers sa langue B.

Ce qui ressort globalement de notre évaluation des réponses à l'analyse guidée 2[20], c'est que l'étudiant est en mesure de produire en découpage cohérent, mais que tout morceau découpé n'est pas toujours traité en tant qu'unité indépendante. En fait, le traitement dépend du morceau, tout comme le confirme Claude Tatilon dans son article « Pédagogie du traduire : les tâches cognitives de l'acte traductif »[21] . Plus précisément, les étudiants commencent à traduire à partir du morceau signalé lorsqu'il est gérable en tant qu'unité figée, par exemple s'il s'agit d'une collocation ou d'une expression adverbiale ou d'un syntagme. Au contraire, si le morceau signalé est constitué par une proposition, l'étudiant focalise d'abord son attention sur ses composantes terminologiques ou verbales, ce qui représente ses véritables «°unités atomiques°» de départ, mais qu'il traduit tout en tenant compte du morceau propositionnel par entier (en tant qu'unité d'ancrage pour le processus).

Au cours de cette séance expérimentale, nous avons pu constater la complexité et la variabilité du processus d'identification d'unités de traduction mis en place par nos apprentis traducteurs de niveau master. Les données collectées nous ont permis d'obtenir des indices intéressants qui confirment en tout cas ce que García conclut dans son article (2013 : 381), au sujet notamment de la nécessité de recherches neurolinguistiques ultérieures centrées sur l'étude systématique de la direction du processus traductionnel ainsi que sur les différents types d'unités impliquées dans ce processus.

À cette fin, nous estimons que, comme on le verra dans notre troisième section, l'exploration de corpus comparables pourrait contribuer à l'identification des différents types d'unités observables au sein d'un domaine de connaissances spécifiques ou bien d'un genre discursif déterminé, dans une démarche multilingue.

III. Unité de traduction et corpus

Au cours des vingt dernières années, l'utilité liée à l'adoption pédagogique de corpus a déjà été soulignée par plusieurs contributions dans de différents domaines de connaissances : en rédaction, traduction et apprentissage des langues et en analyse du discours[22]. Ce que l'on constate dans le champs de la traduction est que, malgré l'attention remarquable qui est accordée à l'intégration des corpus, cette dernière ne bénéficie pas encore d'une méthode structurée et définie à cause de ses « limites internes et externes »[23]. Par conséquent, l'exploration des unités de traduction reste très peu poussée car notamment limitée à la notion de correspondance (« match » en anglais) entre le segment du texte de départ et son segment aligné en langue d'arrivée[24] dans des corpus parallèles.

Toutefois, de premières réflexions au sujet de corpus comparables ont déjà vu le jour aussi bien dans un cadre théorique que pédagogique. C'est le cas, par exemple, de la contribution de François Rastier[25] où l'auteur présente le rapport entre type de corpus et nature de l'équivalence :

« Dans la traduction, la non équivalence de l'expression est compensée par les équivalences de genre, champ générique et discours, de manière à maintenir la possibilité de corpus comparables et par là une équivalence de sens [nos soulignements]°: c'est en termes de changement de corpus qu'il conviendra en effet d'aborder le problème du changement de « culture » ».

Les travaux d'Olivier Kraif[26], aussi, soulignent ce lien entre équivalence sémantique et corpus comparables :

« [...] mes travaux sur les corpus comparables et monolingues visent au fond le même objet : fournir des instruments pour identifier des unités de sens [notre soulignement] et en explorer les distributions, en articulant la perspective monolingue et la dimension contrastive, car elles s'enrichissent et se complètent mutuellement. »

Il faut noter que, contrairement aux corpus parallèles, constitués par essence de textes de départ alignés à leurs traductions dans une ou plusieurs langues, les corpus comparables sont entièrement formés par des textes originaux dans deux ou plusieurs langues, ce qui permet d'accéder à des ressources linguistiques authentiques. Par rapport aux corpus parallèles, les corpus comparables offrent donc une voie d'accès privilégiée aux particularités expressives et culturelles.

Loin de vouloir proposer un état de l'art exhaustif au sujet de l'utilisation de corpus, nous nous limitons pour l'instant au simple constat d'une littérature riche dans le domaine, interdisciplinaire en terme d'approche, et très récemment orientée vers le repérage d'unités de traduction autres que les segments alignés. Nous estimons, en effet, que les apports de la linguistique de corpus à la recherche sur les unités de traduction pourraient se révéler extrêmement enrichissants et cela en raison du fait que l'adoption de corpus comparables, notamment, permet :

    • d'explorer les régularités expressives et rédactionnelles propres à genre (et ce, dans un cadre monolingue ou multilingue comparable) ;
    • de suivre une démarche contrastive entre deux ou plusieurs langues ;
    • d'avoir accès aux connaissances spécialisées et à la terminologie d'un domaine ;
    • de s'approprier les usages propre à une langue, une langue seconde ou une langue de spécialité.


Ces caractéristiques se révèlent pertinentes vis-à-vis de l'exploration d'unités de traduction car elles rendent possible une analyse multidimensionnelle qui met en relation contexte verbal, situation de communication (spécificités discursives et génériques), accès à un domaine de connaissances particulier et aux dynamiques d'usage socio-culturelles. Nous croyons, en effet, que la pédagogie de la traduction pourrait évoluer vers l'adoption de méthodes constructivistes innovantes basées sur des corpus crées dans le cadre de projets de recherche scientifique, ce qui ne bénéficie pas encore d'une documentation expérimentale suffisante[27]. En analyse de corpus, c'est surtout l'adoption de corpus comparable qui reste encore à explorer notamment dans son potentiel lié à l'accès aux données linguistiques, communicatives, situationnelles et culturelles authentiques.

IV Conclusion

Dans le présent article, nous avons entamé une première réflexion pédagogique au sujet de la définition d'unité de traduction à partir des définitions principales formulées par les traductologues, en nous basant ensuite sur les premiers résultats obtenus dans le cadre de notre expérimentation doctorale, et en élargissant enfin notre analyse à la linguistique de corpus. Si la traductologie et les études neurocognitives ont déjà montré que l'unité de traduction correspond à une opération de construction sémantique contextualisée aussi bien dans le verbal que dans le cognitif, la linguistique de corpus pourrait offrir les instruments pour pousser l'analyse des unités plus loin. L'intégration de corpus comparables, en l'occurrence, pourrait permettre à l'apprenti traducteur d'explorer les corpus dans une démarche contrastive qui part du verbal afin d'accéder au situationnel et, finalement, au culturel. Cela constitue notamment le centre d'intérêt de notre actuel projet de recherche post-doctorale qui est centré sur l'identification et l'analyse d'unités de sens identitaire et culturel au sein de corpus comparables en langues française et italienne, représentatifs du genre du discours institutionnel public[28]. Si, dans le cadre de notre expérimentation doctorale, nous avons essayé d'analyser par quels segments linguistiques démarre le processus d'identification de celles qui prendront la forme des unités de sens de l'opération traduisante, à présent notre projet post-doctoral vise l'exploration de corpus comparables en tant qu'instruments favorisant cette intégration entre verbal, contextuel et cognitif, qui est à la base du processus traductionnel comme processus interprétatif.

 


 

1- Mounin G. (1963), Les problèmes théoriques de la traduction, Paris édition Gallimard.
 Vinay J.-P. et Darbelnet J., 1958, 1977, Stylistique comparée du français et de l'anglais, Didier, Paris. [retour]

2 - Vinay et Darbelnet, op. cit. p. 16. [retour]

3 - Podeur J. (2008), Jeux de traduction, Liguori Editore, Napoli. [retour]

4 - Michel Ballard, « À propos des procédés de traduction », Palimpsestes [En ligne], Hors série | 2006, mis en ligne le 01 septembre 2008 : URL : http://palimpsestes.revues.org/386 ; DOI : 10.4000/palimpsestes.386. Voir p. 9. [retour]

5 - Erst-August Gutt, Translation and Relevance°: Cognition and Context, Routledge, 2nd Edition. [retour]

6 - Danica Seleskovitch et Marianne Lederer, (1984), Interpréter pour traduire, Didier Érudition, Paris. [retour]

7 - Durieux Christine, «Vers une théorie décisionnelle de la traduction », Revue LISA/LISA e-journal [En ligne], Vol. VII – n°3 | 2009, mis en ligne le 01 mars 2009, URL : http://lisa.revues.org/119 ; DOI : 10.4000/lisa.119, pp. 349-367. Voir p. 353-354. [retour]

8 - Marianne Lederer, La traduction aujourd'hui. Le modèle interprétatif, Lettres modernes minard, Nouvelle édition, 2006. p. 21. [retour]

9 - Lederer, op. cit. p. 22. [retour]

10 - Delisle J., L'Analyse du discours comme méthode de traduction, Ottawa, Presses de l'Université d'Ottawa, 1980, p. 191. [retour]

11 - Durieux (C.), 1995 : « Texte, Contexte, Hypertexte » Cahier du Ciel 1994-1995, p. 217. [retour]

12 - Ioana Balacescu et Bernd Stefanink « Défense et illustration de l'approche herméneutique en traduction » Meta : journal des traducteurs / Meta: Translators' Journal, vol. 50, n° 2, 2005, p. 634-642. URI: http://id.erudit.org/iderudit/011007ar ; DOI: 10.7202/011007ar. Voir p. 635. [retour]

13 - Paradis, M. (1984) « Aphasie et traduction » Meta, Translators' journal, 29, 57-67.
 Paradis M. (1994), « Toward à neurolinguistic theory of simultaneous translation : The framework », International Journal of Psycholinguistics, vol. 10 n°3 [29], Decembre 1994. ISSN 0165-4055.
 Paradis M., « Aphasie et Traduction », Meta : journal des traducteurs / Meta: Translators' Journal, vol. 29, n° 1, 1984, p. 57-67.URI : http://id.erudit.org/iderudit/003781ar ; DOI: 10.7202/003781ar
 Paradis M. (2004), A Neurolinguistic Theory of Bilingualism, Studies in Bilingualism, 18, John Benjamins Publishing Company, Philadelphia, pp. 299.
 Paradis M. (2009), Declarative and Procedural Determinants of Second Languages, Studies in Bilingualism, 40, John Benjamins Publishing Company, Philadelphia, pp. 219.
 Paradis, M. (1981) « Neurolinguistic organization of a bilingual's two languages ». In Copeland, J. Davis, P. eds, The seventh LACUS Forum, Columbia. SC, Hombeam Press, 486-494.
 García A. (2013), « Brain activity during translation: A review of the neuroimaging evidence as a testing ground for clinically-based hypotheses » Journal of Neurolinguistics 26 pp. 370–383. [retour]

14 - Karl M. Kay M. (2011), « Gazing and Typing Activities during Translation: A Comparative Study of Translation Units of Professional and Student Translators », Meta : journal des traducteurs / Meta: Translators' Journal, vol. 56, n° 4, p. 952-975. Voir p. 952. [retour]

15 - Intitulée « Enseigner la traduction humaine en s'inspirant de la traduction automatique ». Thèse préparée dans le cadre d'une cotutelle entre l'Université de Gênes (Italie), l'Université de Bretagne Occidentale (UBO) et Télécom Bretagne (Brest, France), soutenue le 15 mai 2015 à Gênes, avec la mention « Très Honorable » et les Félicitations unanimes du jury. http://www.theses.fr/2015BRES0021 [retour]

16 - C'est-à-dire de manière ordinaire, en suivant leur méthode habituelle: avec Microsoft Word, à l'aides des ressources Internet et des dictionnaires qu'ils utilisent lorsqu'ils traduisent. [retour]

17 - La réflexion qui est à la base de la mise à point de cette activité s'appuie sur la définition d'unité de sens de la «théorie interprétative » de l'Ecole de Paris : Seleskovitch, D. et M. Lederer. Interpréter pour traduire, Paris, Didier Érudition, (4e éd.) 2001. [retour]

18 - Apertium A free/open-source machine translation platform https://www.apertium.org/index.eng.html?dir=spa-por#translation [retour]

19 - La direction étant l'un des facteurs déterminant l'orientation du processus traductionnel du point de vue neurolinguistique, comme indiqué par García A. (2013), « Brain activity during translation: A review of the neuroimaging evidence as a testing ground for clinically-based hypotheses » Journal of Neurolinguistics 26 pp. 370–383. [retour]

20 - Nous signalons que notre évaluation n'a concerné que le groupe d'étudiants de Gênes car l'expérimentation didactique s'est déroulée intégralement à Gênes, alors que les étudiants de l'ESIT ont participé de manière partielle seulement à quelques séances. [retour]

21 - Tatilon C., « Pédagogie du traduire : les tâches cognitives de l'acte traductif » Meta : journal des traducteurs / Meta: Translators' Journal, vol. 52, n° 1, 2007, p. 164-171. URI: http://id.erudit.org/iderudit/014731ar ; DOI: 10.7202/014731ar. [retour]

22 - Parmi d'autres :

    • BOWKER, Lynne (1999) « Exploring the potential of corpora for raising language awareness in student translators ». Language Awareness 8/3-4, 160-173.
    • ZANETTIN Federico, BERNARDINI Silvia, STEWART Dominic (2014), Corpora in Translation education, Routledge, New York, URL : http://samples.sainsburysebooks.co.uk/9781317641353_sample_572957.pdf
    • ZANETTIN Federico (1998), "Bilingual Comparable Corpora and the Training of Translators" Meta : journal des traducteurs / Meta: Translators' Journal, vol. 43, n° 4, p. 616-630. URI: http://id.erudit.org/iderudit/004638ar ; DOI: 10.7202/004638ar
    • FRÉROT Cécile (2010), «Outils d'aide à la traduction : pour une intégration des corpus et des outils d'analyse de corpus dans l'enseignement de la traduction et la formation des traducteurs», Les Cahiers du GEPE, N°2/ 2010. Outils de traduction - outils du traducteur ? (2010). Pour le lire : http://www.cahiersdugepe.fr/index1164.php
    • CHAMBERS, A. et O'SULLIVAN I. (2004). « Corpus consultation and advanced learners' writing skills in French ». ReCALL 16/1, 158-172.
    • BOULTON Alex, « Consultation de corpus et styles d'apprentissage », Cahiers de l'APLIUT [En ligne], Vol. XXIX N° 1 | 2010, mis en ligne le 23 février 2012, consulté le 15 novembre 2016. URL : http://apliut.revues.org/967 ; DOI : 10.4000/apliut.967
    • LANDURE Corinne et BOULTON Alex, « Corpus et autocorrection pour l'apprentissage des langues », ASp [En ligne], 57 | 2010, mis en ligne le 30 mars 2013, consulté le 15 novembre 2016. URL : http://asp.revues.org/931 ; DOI : 10.4000/asp.931
    • KRAIF, O., TUTIN, A. (2006) Des corpus bilingues alignés annotés sémantiquement pour l'aide à la rédaction: application aux collocations de la langue scientifique générale, Aide à la rédaction - Apports du Traitement Automatique des Langues, Journée d'étude l'ATALA, Paris [URL : http://perso.limsi.fr/amax/recherche/atala06/ , consulté en juin 2014].
    • KUNZ Kerstin, CASTAGNOLI Sara, KÜBLER Natalie (2010), "Corpora in translator training. A program for an eLearning course", in Why translation studies matters? Edited by Daniel Gile, Gyde Hansen, Nike K. Pokorn, John Benjamins Publishing Company, Amsterdam/Philadelphia.
    • The Gentt (Textual Genres for Translation) Research Group http://www.gentt.uji.es/
    • EITHAN Orkibi (2008), « Ethos collectif et Rhétorique de polarisation : le discours des étudiants en France pendant la guerre d'Algérie », Argumentation et Analyse du Discours [En ligne], 1 | 2008, mis en ligne le 21 septembre 2008, URL : http://aad.revues.org/438 ; DOI : 10.4000/aad.438
    • CHARAUDEAU P.(2005) Le discours politique. Les masques du pouvoir, Paris, Vuibert.
    • NÉE Émilie , SITRI Frédérique et VENIARD Marie (2016), « Les routines, une catégorie pour l'analyse de discours : le cas des rapports éducatifs », Lidil [En ligne], 53 | 2016, mis en ligne le 30 novembre 2017, consulté le 13 novembre 2016. URL : http://lidil.revues.org/3939 [retour]

23 - Natalie Kübler , «Traduction pragmatique, linguistique de corpus, traducteur : un ménage à trois explosif ?», Tralogy [En ligne], Tralogy II, Session 3 - Machine and Human Translation: Finding the Fit? / TA et Biotraduction, mis à jour le : 02/06/2014, URL : http://lodel.irevues.inist.fr/tralogy/index.php?id=288&format=print  [retour]

24 - Voir par exemple : Pecman Mojca « Les apports possibles de la phraséologie à la didactique des langues étrangères » p. 109-122 Alsic Apprentissage des Langues et Systèmes d'Information et de Communication Vol. 8, n° 2 | 2005 :spécial Atala http://alsic.revues.org/334 [retour]

25 - Rastier François (2006), LA TRADUCTION : INTERPRÉTATION ET GENÈSE DU SENS, URL: http://www.revue-texto.net/Lettre/Rastier_Traduction.pdf [retour]

26 - Kraif Olivier (2007) « Corpus parallèles, corpus comparables : quels contrastes°? » URL : http://www.revue-texto.net/docannexe/file/3790/synthese.pdf ; voir p. 12-13. [retour]

27 - Kübler Nathalie, Pecman Mojca, Volanschi-Mestivier Alexandra. 2015. "A study on the efficiency of corpus use for translation students during terminology processing and LSP translation." CULT Conference, 26-29 May, Alicante. [retour]

28 - Bessières Dominique. 2009. « La définition de la communication publique : des enjeux disciplinaires aux changements de paradigmes organisationnels », Communication et organisation [En ligne], 35 | 2009, mis en ligne le 01 décembre 2012, URL: http://communicationorganisation.revues.org/686
Mégard Dominique. 2005. « Sur les chemins de la communication publique », Les Cahiers Dynamiques 3/2005 (n° 35) , p. 26-30 URL : www.cairn.info/revue-les-cahiers-dynamiques-2005-3-page-26.htm ; DOI : 10.3917/lcd.035.0026. [retour]

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