Bulletin n° 16 - décembre 2017

 


L’humain dans le monde connecté : appropriation culturelle des objets connectés


La matinée du jeudi 23 mars 2017 a été consacrée à la question de l’appropriation culturelle des objets connectés, avec deux sous-thématiques :

    • L’humain face aux objets connectés
    • Les objets connectés la transmission des savoirs


L’intégralité de cette première partie du colloque est visible sur ce lien vidéo :
Colloque ISIT « Réalités culturelles et mondes connectés : quelle place pour l’humain ? » partie 1

Ouverture du colloque

Mot d’accueil : Nathalie GORMEZANO - Directrice générale de l’ISIT (00:00:00 - 00:05:30)

Mme Gormezano, directrice générale de l’ISIT, a ouvert ce colloque en insistant sur l’intérêt que l’ISIT, école formant à l’interculturel et au multilinguisme, portait à ces enjeux de réalités culturelles particulières, impactées par le développement rapide et global des nouvelles technologies. Les étudiants formés à l’ISIT, futurs professionnels, sont formés et travailleront de plus en plus dans des univers connectés, où la place des cultures, de la culture interrogera aussi la place de l’humain.

Conférence d’introduction : L’Humain dans le monde connecté, mouvant et innovant, d’aujourd’hui et demain

Georges Gurkovsky, Entrepreneur, fondateur de Huh ? School (00:05:30 – 00:41:30)

Georges Gurkovsky, Entrepreneur et fondateur de Huh ? School, a donné un panorama stimulant de l’état de développement des technologies, notamment grâce à la gestion des données (Data) et du développement de l’intelligence artificielle. L’accélération des capacités de l’intelligence artificielle, nourrit par la data, bouscule le rapport entre humain et machines, entre activités humaines et activités portées par les machines : jeu (après le go, le poker a vu une machine gagner contre des humain), médecine (quand les machines poseront le diagnostic grâce aux bases de données de millions de cas), apprentissage (moins de temps passé à apprendre, au profit d’autres activités). Cette introduction stimulante, dérangeante, a ouvert les travaux du colloque et une première table-ronde consacrée à l’appropriation culturelle des objets connectés.

Table-ronde 1 : appropriation culturelle des objets connectés
Présidée par Christine DURIEUX, Enseignante-Chercheure à l’ISIT, Professeur des Universités


L’humain face aux objets connectés

« Le rapport à l’objet technologique selon les cultures » Bertrand DUPLAT, CEO de ROBEAUTE, Lauréat du CES de Las Vegas : (00:47:24-01:07:00)

Bertrand Duplat est parti de ses nombreuses expériencs concrètes d’invention d’objets connectés, pour introduire le rapport entre la culture et l’objet connecté. Il a travaillé sur des logiciels au début des années 1990 permettant de créer des univers interactifs, utilisant la réalité virtuelle, notamment poru des jeux vidéos. Puis il s’est intéressé au lien entre cette dimension virtuelle et des objets « réel », par exemple en créant un livre dont les pages se tournent toutes seules, ou en travaillant sur des jeux de société alliant pions et tablettes tactiles. Il a aussi été primé au CES de Las Vegas pour une ceinture qui se desserre quand on s’assoit et se serre quand on se relève. En travaillant sur la question du sommeil, il a développé des objets devant permettre de traiter un même problème mais capables de traiter des situations d’insomnie particulières. Il est clair selon lui, que le rapport à l’objet connecté dépend d’une part d’une dimension nationale et continentale, à laquelle s’ajoute une dimension subculturelle ou transnationale. Le développement d’objets connectés tels que les smartphones, s’est ainsi faite par la création progressive d’objets ayant des cibles très spécifiques, spécialisées, mais qui ont été rapidement appropriés par des populations beaucoup plus larges, pour des usages différents de ceux initialement prévus.

« Becoming Heartbeats » Ellen DEVIGON-ZHAO, Creative Director de BURO-GDS : (01:07:00 – 01:21:00)

Ellen DEVIGON-ZHAO, Creative Director de BURO-GDS a présenté son expérience personnelle d’appropriation des objets digitaux dans une création d’œuvre artistique. Partant des battements de cœur, représenté par une ligne sur un écran, elle a voulu créer des bijoux sur la base de cette représentation graphique, grâce au travail avec un laboratoire de recherche et des imprimantes 3D. Chacun de ses enfants a ainsi un bracelet à la forme de son rythme cardiaque, une manière de se réapproprier une représentation virtuelle, qui peut être déshumanisante, en un objet singulier.

Objets connectés et transmission des savoirs

« Cyberculture et formation des traducteurs » Victor Hugo SAJOZA JURIC, Enseignant-Chercheur à l’Université de Cordoba en Argentine, Directeur du Département de Technologies, Éducation et Communication : (01:21:00 - 01:32:44)

Dans le cadre de changements des programmes de formation au sein de son université de Cordoba en Argentin, Victor Hugo Sajoza Juric a présenté les difficultés et opportunités de l’appropriation par le corps enseignant d’une plateforme virtuelle. Ce déploiement a confronté le corps professoral à la question de la formation des enseignants, à la modification des programmes d’enseignement et à la question de la professionnalisation des diplômes délivrés aux étudiants traducteurs. Cela a nécessité de changement d’une logique d’enseignement centrée sur l’enseignant à une logique d’apprentissage centrée sur l’étudiant. La construction de ce cyberespace a nécessité un dialogue pour dépasser les sentiments d’imposition, et les réactions de refus ou d’opposition. Enfin, cela nécessite d’apporter aux étudiants, en plus de compétences traductologiques, des sous-compétences technologiques, mais aussi des compétences cyberculturelles.

« Plateforme interactive d’enseignement : un exemple de mise en synergie des savoirs »
 Agata DE LAFORCADE, Enseignante-Chercheure, Responsable de programme à l’ISIT : (01:32:44 - 01:46:19)

Agata de Laforcade a présenté l’intérêt du développement d’une plate-forme d’enseignement. Cet enseignement résultait du constat à la fois d’un cloisonnement des cursus de formation, juridique et linguistique, et du coup, d’un écart entre la formation juridique et les attentes du marché de l’emploi. La création d’une plateforme a permis de déploiement un enseignement pluridisciplinaire, à distance, avec l’implication de praticiens et professionnels du droit et des langues. Les juristes ainsi formés ne deviendront pas des traducteurs, mais seront beaucoup plus sensibles aux enjeux de la traduction, à l’aise pour évoluer dans un environnement juridique de plus en plus multilingue, et à même de travailler avec des traducteurs juridiques, en comprenant mieux leurs contraintes et leur valeur ajoutée.

« Mondes connectés et apprentissage : exemples d’expérimentations pédagogiques » Ilaria CENNAMO, Enseignante-Chercheure au sein du département de sciences de la médiation linguistique et d’études interculturelles de l’Université de Milan et Nora GATTIGLIA, Doctorante en Digital Humanities à l’Université de Gênes : (01:46:19 – 02:08:00)

La communication d’Ilaria Cennamo et Nora Gattiglia est disponible dans ce numéro.

Discussion

Vous pouvez visionner la discussion à partir de 02:08:00 : Colloque ISIT « Réalités culturelles et mondes connectés : quelle place pour l’humain ? » partie 1

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